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Accréditée par

Les professionnels recevront une attestation de formation continue de 32,5 heures (5 jours) complètes ou de 6,5 heures (1 jour).

Sommaire

L’université d’été permet aux participants, étudiants comme professionnels, d’avoir accès à une formation pluridisciplinaire et intersectorielle, jumelant connaissances théoriques et pratiques. Elle vise à rendre compte des nouvelles connaissances ainsi que des enjeux et défis, tant sur le plan scientifique que sur le plan des pratiques, entourant le phénomène de la violence faite aux femmes.

La violence conjugale et la violence envers les femmes soulèvent de nombreux enjeux tant sur les plans théoriques (que l’on pense à sa définition et à sa mesure), que pratique (que l’on pense aux réponses sociales à la violence qui doivent s’adapter aux besoins de clientèles spécifiques). Cette école d’été abordera différents thèmes liés à ces violences, tels que les enjeux entourant la violence conjugale et les violences faites aux femmes, les réponses sociales et juridiques à ces violences, les approches et pratiques d’intervention, les violences à caractère sexuel, les violences commises à l’égard des femmes dans l’espace public, ainsi que les défis et enjeux de la période post-séparation.

Pour qui?

Intervenants et praticiens des milieux communautaire, de la santé et des services sociaux, policier, judiciaire et correctionnel.

Une attestation est remise après la formation

Objectifs

  • Être à la fine pointe des connaissances concernant le phénomène de la violence envers les femmes, les approches théoriques et d’intervention et les pratiques novatrices développées;
  • Mieux comprendre les réalités auxquelles sont confrontées ces femmes victimes de cette violence;
  • Saisir la complexité des réponses sociales qui doivent être apportées pour lutter contre cette problématique;
  • S’initier et participer aux débats actuels entourant le phénomène de la violence faite aux femmes.

Les plus de la formation

Cette année, l’université d’été se diversifie! Outre les conférences (méthode pédagogique habituellement privilégiée), des ateliers et une table ronde seront organisés. Non seulement des chercheurs, mais aussi des professionnels en exercice provenant de différents milieux de pratique interviendront.

Programmation

Lundi 19 août

Introduction à la violence conjugale et à la violence faite aux femmes

8 h 30 – 9 h Présentation de la journée

9 h – 12 h Qu’est-ce que la violence conjugale? Qu’est-ce que la violence faite aux femmes?

  • Les violences faites aux femmes : enjeux de définitions et ampleur de la violence conjugale au Québec
  • La violence conjugale et ses enjeux

13 h – 16 h 30 Les différentes réponses sociales apportées à la violence conjugale

  • Les réponses sociales et les services d’aide aux femmes victimes
  • Maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • Violence conjugale : traitement policier
  • Parcours des victimes de violence conjugale dans le système judiciaire criminel

Mardi 20 août

Approches d’intervention et intersectionnalité

8 h 45 – 9 h Présentation de la journée

9 h – 12 h 15

  • L’intervention féministe intersectionnelle
  • Conceptualiser et tracer l’intervention féministe intersectionnelle : la mise en œuvre d’outils d’intervention

13 h 15 – 16 h 30

  • La nécessité de l’inclusion et de la diversité
  • Action concertée violence conjugale et itinérance

Mercredi 21 août

8 h 45 – 9 h Présentation de la journée

9 h – 12 h 15 Pratiques d’intervention

  • Une perspective intersectionnelle sur l’intervention en violence conjugale auprès des femmes immigrantes : les pratiques des intervenantes en maison d’hébergement du Québec
  • Soutenir un réseau : une analyse du réseau personnel de femmes victimes de violence conjugale et des interventions permettant de le renforcer

13 h 15 – 16 h 30 Prévention des violences à caractère sexuel

  • Présentation du Programme Empreinte : agir ensemble contre les agressions à caractère sexuel
  • Mise en place de la politique contre les violences à caractère sexuel suite à l’adoption de la loi 151

Jeudi 22 août

8 h 45 – 9 h Présentation de la journée

9 h – 12 h 15 Violences envers les femmes dans l’espace public

  • Montréal, une ville festive pour toutes. La sécurité des femmes et des jeunes femmes cisgenres et trans lors des évènements extérieurs à Montréal
  • Violence pendant la semaine du Grand Prix
  • Initiative : commande un Angelot. Pour lutter contre les violences à caractère sexuel dans les bars fréquentés par la communauté étudiante

13 h 15 – 16 h 30 Femmes victimes de violence conjugale et système de justice

  • Le maintien de la plainte ou sa substitution par l’article 810 dans le traitement sociojudiciaire de la violence conjugale
  • Les tribunaux spécialisés, vers une amélioration du processus judiciaire pour les femmes victimes de violence conjugale?

Vendredi 23 août

8 h 45 – 9 h Présentation de la journée

9 h – 12 h 15 La période post-séparation : des enjeux pour les femmes

  • Maison d’hébergement de 2e étape et violence conjugale post-séparation : les défis de l’intervention
  • Les cyberviolences dans les relations intimes en contexte de séparation : une synthèse des connaissances pour mieux comprendre le phénomène et orienter les actions

13 h 15 – 16 h 30 Violence conjugale et employabilité des femmes victimes

  • L’employabilité des femmes victimes de violence conjugale hébergées en maison d’hébergement
  • Employeurs contre la violence conjugale : sensibiliser les milieux de travail aux enjeux de la violence conjugale
  • Le milieu de travail, des partenaires à rallier!
  • La reconnaissance d’une obligation explicite de l’employeur de prévenir la violence conjugale au travail : projet en partenariat avec des groupes de femmes de la Côte-Nord du Québec

Horaire et inscription

Date

19 au 23 août 2019

Lieu

Local C-3061
Université de Montréal
Pavillon Lionel-Groulx
3150, rue Jean-Brillant

Tarif 

 

Régulier :

Journée : 150 $ (+taxes)
Semaine : 650 $ (+taxes)

Membre partenaire de Trajetvi :

Journée : 100 $ (+taxes)
Semaine : 450 $ (+taxes)

 

Webinaire

Disponible pour ceux et celles ne pouvant se déplacer à Montréal. Suite à votre inscription et à la sélection des webinaires désirés, nous vous enverrons un lien qui vous permettra de vous connecter et d’assister en direct à l’événement.

32,5 heures de crédits formation continue

INSCRIPTION DES PROFESSIONNELS

Étudiants

Cours PRX6002 (3 crédits)
pour les étudiants de l’UdeM, l’inscription se fait auprès de votre technicien(ne) en gestion des dossiers étudiants (TGDE).

Pour les étudiants hors UdeM, consultez ce lien pour vous inscrire.

PLAN DE COURS

Biographie des formateurs/trices

Jade Almeida

Originaire de Guadeloupe, Jade Almeida a obtenu son diplôme de maîtrise en Histoire Culturelle du Contemporain à l’université de la Sorbonne et est désormais candidate au Doctorat de Sociologie à l’Université de Montréal sous la direction de Sirma Bilge. Sa thèse porte sur les femmes noires qui aiment les femmes : rapports de pouvoir enchevêtrés. Elle travaille actuellement en tant que chargée de projet au Conseil québécois LGBT et intervient tous les jeudis sur la web radio et le podcast Neoquebec.

Véronique Beauregard

Intervenante sociale au Centre d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel (CALACS) Châteauguay, Véronique Beauregard est bachelière en psychologie de l’Université Laval et en sexologie de l’UQÀM. Dans le cadre de ses fonctions, elle assume plusieurs dossiers jeunesse, entre autres l’animation des ateliers du programme de prévention Empreinte – Agir ensemble contre les agressions à caractère sexuel, dont le but est de réduire la tolérance sociale vis-à-vis les différentes formes de violence sexuelle.

Josée Bégin

Josée Bégin est adjointe à l’intervention à la Bouėe de Lac-Mégantic, maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violences conjugales depuis bientôt 5 ans. Elle a plus de 25 ans d’expérience en entreprise, ce qui lui permet de comprendre l’importance du sujet et de vouloir agir et sensibiliser ces entreprises.

Mylène Bigaouette

Intervenante sociale, militante et citoyenne impliquée, Mylène Bigaouette a vu grandir son féminisme dans l’action avant d’en consolider les bases théoriques à travers ses expériences professionnelles. Elle a travaillé pendant plus de sept ans à la lutte contre les violences envers les femmes en Afrique de l’Ouest. À son retour au Québec, elle a intégré l’équipe de la Table de concertation de Laval en condition féminine. Elle œuvre aujourd’hui à la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes à titre de Coordonnatrice liaison et formation. Elle travaille notamment à l’intégration de l’intervention féministe intersectionnelle dans les maisons d’hébergement membres de la Fédé ainsi qu’au développement de partenariats pour favoriser une plus grande inclusion des femmes ayant vécu des violences.

Dominik Boudreault Lapierre

Actuellement étudiant en communication (relations publiques) à l’UQAM, Dominik Boudreault Lapierre a été coordonnateur aux relations et aux communications de la Fédération étudiante collégiale du Québec en 2017-2018, au sein de laquelle il s’est occupé entre autres du dossier des violences à caractère sexuel (PL151, Guide de prévention des violences à caractère sexuel au collégial, campagne Consensus, etc.). Depuis août 2018, il est responsable aux initiatives sociales à l’ASEQ et responsable de l’Initiative Commande un Angelot.

Carole Boulebsol

Membre de Trajetvi et du Réseau québécois en études féministes (RéQEF), Carole Boulebsol est étudiante au doctorat en Sciences humaines appliquées à l’Université de Montréal, coordonnatrice et assistante de recherche à l’UQAM et chargée de cours à l’UQO. Dans ses travaux, elle s’intéresse aux violences envers les femmes, aux rapports sociaux de genre, à l’intervention et à la santé mentale.

Sastal Castro Zavala

Étudiante au doctorat en service social à l’Université Laval, Sastal est membre de l’Équipe de recherche en violence conjugale : acteurs en contexte et pratiques novatrices du CRIVIFF et de l’équipe Trajetvi. Parallèlement, elle est également intervenante auprès des femmes immigrantes victimes de violence conjugale à la Maison pour femmes immigrantes d’une part, et formatrice du Regroupement des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale d’autre part. Ses champs d’intérêt en recherche s’articulent autour des pratiques d’intervention en maison d’hébergement auprès des femmes immigrantes victimes de violence conjugale, des politiques d’immigration canadiennes et de la perspective intersectionnelle.

Isabelle Chagnon

Isabelle Chagnon, M.Ps., Directrice du BIMH. Titulaire d’une maîtrise en psychologie de l’Université de Montréal, Isabelle Chagnon dirige le Bureau d’intervention en matière de harcèlement (BIMH) de l’Université de Montréal depuis septembre 2018. En collaboration avec les membres du comité permanent, elle a contribué au développement de la politique institutionnelle sur la prévention des violences à caractère sexuel de l’UdeM et de HEC Montréal. Psychologue du travail spécialisée en développement organisationnel et en promotion de la santé psychologique au travail, Isabelle Chagnon possède 20 ans d’expérience, notamment dans le milieu des programmes d’aide aux employés, en consultation auprès de PME et de grandes organisations ainsi qu’à titre de chargée de cours et de formatrice.  

Caroline Cournoyer

Caroline Cournoyer, inspecteur, chef de Section prévention et sécurité urbaine du Service de police de la Ville de Montréal. Ayant œuvré aux enquêtes durant la majorité de sa carrière, elle possède une expertise auprès des clientèles présentant plusieurs facettes de vulnérabilité. Elle s’intéresse aux influences des enjeux sociaux sur les événements de nature criminelle et non criminelle. Elle travaille à harmoniser et valoriser le travail en prévention et en sécurisation des communautés en impliquant les divers partenaires dans une optique de responsabilité partagée.

Rachel Cox

Rachel Cox, LLB, LLM, Ph. D., est professeure de droit au Département des sciences juridiques de l’UQAM et membre du Barreau du Québec. Elle privilégie des recherches interdisciplinaires en partenariat avec les syndicats, les groupes de femmes et les groupes communautaires. Elle prononce régulièrement des conférences scientifiques au sujet de la santé et sécurité au travail et le droit à l’égalité au travail, notamment le harcèlement, et ce, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Elle est l’auteure de plusieurs publications dans le domaine du droit de la santé et de la sécurité du travail et des droits de la personne.

Chloé Deraiche

Chloé Deraiche est directrice générale de la Maison Flora Tristan, une maison d’hébergement offrant des services de 1re et de 2e étape aux femmes victimes de violence conjugale issues de toutes les communautés culturelles. Elle est détentrice d’un baccalauréat en sexologie et d’un certificat en droit. Depuis plus de 18 ans, elle intervient auprès des femmes victimes de violence conjugale et est impliquée dans le développement de la gamme de services qui leur sont offerts. Par son travail terrain, elle a développé une expertise en matière de violence conjugale post-séparation. Elle s’est beaucoup investie au sein de L’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale, association provinciale québécoise, pour qui elle a signé différents mémoires et participé aux représentations politiques. Elle a également siégé comme administratrice au sein de conseils d’administration de différents OBNL militants pour les droits des femmes et des enfants. Féministe engagée et mère de trois enfants, elle donne différentes formations et conférences sur le thème de l’intervention, du féminisme et de la violence conjugale.

Marie-Eve Desmarais

Marie-Eve Desmarais, LL.M Candidate

Actuellement en train de compléter une Maîtrise en droit international (LL.M) à l’UQAM, Marie-Eve Desmarais est également titulaire d’un Diplôme d’études supérieures spécialisées en droits humains, et d’études multidisciplinaires en sciences juridiques et en études féministes (BAC). Elle s’intéresse notamment aux questions de genre, de droit du travail et de droit international. Plus précisément, sa maîtrise s’intéresse à l’obligation explicite de l’employeur de prévenir la violence conjugale en milieu de travail, notamment en confrontant le cadre juridique québécois au cadre juridique international.

Gaëlle Fedida

Gaëlle Fedida, docteure en droit, a travaillé 18 ans avec Médecins Sans Frontières dans de nombreux pays. Comme directrice d'opérations, elle a publié plusieurs articles sur l'aide humanitaire ou les enjeux médicaux dans des revues internationales. Au Québec depuis 5 ans, Gaëlle a évolué dans la défense des droits avec divers organismes pour l'accès aux médicaments, les droits des personnes atteintes de cancer, la violence contre les personnes ainées, le droit au logement. Gaëlle est depuis quatre ans présidente de la Maison Flora Tristan, qui offre un hébergement de 1eret 2e étape pour femmes victimes de violences conjugales à Montréal; et coordonne l'Alliance des maisons d'hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale depuis octobre 2015.

Mylène Fernet

Mylène Fernet (Ph. D. santé publique et M.A. sexologie) est professeure titulaire au département de sexologie de l’université du Québec à Montréal. Elle est titulaire du Laboratoire d’études sur la violence et la sexualité. Ses travaux portent sur les enjeux liés à la santé sexuelle des adolescentes et des jeunes femmes adultes, notamment dans le contexte des violences exercées par un partenaire intime.

Catherine Flynn

Catherine Flynn, Ph. D., est professeure associée au Département de psychosociologie et de travail social de l’Université du Québec à Rimouski et codirige les travaux de la cellule trajectoire de TRAJETVI. Elle est membre du collectif de recherche FemAnVi et collabore aux travaux du CRI-VIFF depuis 2006. Ses travaux de recherche portent principalement sur l’itinérance et la violence conjugale comme produits des violences structurelles envers les femmes. Elle développe également depuis quelques années une expertise sur les dimensions théoriques, empiriques et politiques de l’intersectionnalité et travaille à sa mobilisation dans les pratiques féministes avec les femmes.

Nancy Gough

Nancy Gough est directrice de la Maison d’aide et d’hébergement L’Émergence (services 24/7) et de la Maison Mary-Grace (services postséparation) pour femmes violentées dans un contexte conjugal et leurs enfants, ressource qu’elle a développée et consolidée. Elle est détentrice d’une maîtrise en gestion et développement des organisations, d’un baccalauréat en travail social et de 2 certificats universitaires en gestion et administration. Cofondatrice et co-ambassadrice de L’Alliance gaspésienne des maisons d’aide et d’hébergement, elle est coauteure de plusieurs outils novateurs de formation, de sensibilisation et d’intervention en violences conjugales, dont notamment AVIS-Sécurité : Agir sur la Violence en Informant et Sensibilisant (lauréat en 2008 du Prix Égalité, du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et de la Mention d’honneur dans le cadre de la remise des Prix d’excellence du réseau de la santé et des services sociaux) et la trilogie filmique traverser la peur, La cicatrice et La construction du personnage, réalisée aux côtés du cinéaste André Melançon. Forte de son expertise (30 ans), elle est constamment en quête de solutions nouvelles pour lutter contre les violences conjugales et investie dans la défense des droits et intérêts des femmes et des enfants qui les subissent.

Nathalie Lacroix

Nathalie Lacroix est intervenante à La Bouée de Lac-Mégantic, maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale depuis presque 4 ans. Elle a 30 ans d’expérience dans le milieu des entreprises. Elle a vu des collègues aux prises avec la problématique de la violence conjugale et perdre leur emploi. Un de ses plus grands désirs est de faire la lumière et de sensibiliser le plus d’acteurs possible en milieu de travail à la violence conjugale afin d’être capable de la reconnaître et de réagir rapidement.

Marlihan Lopez

Marlihan Lopez est une activiste afroféministe et une organisatrice communautaire qui s’attaque aux problèmes liés au racisme anti-Noir, à la violence sexuelle basée sur le genre et à ses intersections. Elle a coordonné la division de l’intersectionnalité pour le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, où elle a mené un travail de plaidoyer et sensibilisé à la manière dont le genre, la race, la classe et les capacités se croisent dans le contexte de la violence sexuelle. Elle a été présidente de la Fondation Paroles de femmes, une organisation féministe par et pour les femmes racisées engagées à créer des espaces inclusifs où les femmes racisées peuvent parler et partager leurs expériences et leurs points de vue divers. Elle a également organisé avec des mouvements comme Black Lives Matter et Montréal Noir autour de questions telles que le profilage racial et les brutalités policières. Elle est actuellement vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec et coordonnatrice du programme d’études interdisciplinaires de la sexualité à l’Institut Simone de Beauvoir.

Isabelle Marchand

Isabelle Marchand est professeure en travail social à l’Université du Québec en Outaouais, Campus de Saint-Jérôme. Elle enseigne dans le champ de l’intervention collective et du développement des communautés. En 2010, elle a dirigé avec Christine Corbeil, l’ouvrage L’intervention féministe d’hier à aujourd’hui : portrait d’une pratique sociale diversifiée. Depuis, elle poursuit divers projets en lien avec l’intervention féministe intersectionnelle. Elle se spécialise aussi sur les questions relatives au vieillissement dans une perspective féministe et de genre, et s’intéresse plus spécifiquement aux enjeux entourant la citoyenneté et la participation sociale dans l’avancée en âge.

Nathalie Matteau

Détentrice d’un baccalauréat en criminologie et d’une maîtrise en travail social, Nathalie Matteau travaille auprès des victimes d’actes criminels depuis maintenant plus de 20 ans. Sa maîtrise portait sur l’expérience des victimes de violence conjugale au sein du système judiciaire. Elle est à l’emploi du service Côté Cour (service spécialisé en violence conjugale en milieu judiciaire) depuis 2003. Elle y a travaillé comme intervenante pendant près de 10 ans et y agit maintenant à titre de spécialiste en activités cliniques depuis les six dernières années. Elle a également dispensé plusieurs formations sur l’expérience des victimes de violence conjugale dans le système de justice à des intervenants sociaux et judiciaires.

Manon Monastesse

Manon Monastesse, M.A. Intervention sociale, a travaillé, dans les années 90, en défense de droits des femmes plus spécifiquement sur les litiges entourant la garde légale d’enfants, dont les enlèvements parentaux internationaux en Europe et au Moyen-Orient. De retour au Québec, elle poursuit ce travail au plan national et international et termine une maîtrise en intervention sociale (UQAM) dont le sujet porte sur l’intervention sociojudiciaire en matière de garde d’enfants dans un contexte de violence conjugale (2003). Elle coordonne par la suite la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel de Laval (Québec) (2003-2006). Elle assume actuellement (depuis 2006), la direction provinciale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes dont la mission vise la promotion du travail effectué par les maisons membres et la défense de droits des femmes violentées vivant de multiples problématiques sociales et leurs enfants auprès des acteurs sociaux du politique au communautaire par la sensibilisation, l’intervention, la concertation et la recherche et ce, au plan provincial, national et international. Elle a représenté la Fédération, lors de la Fondation du Réseau international des maisons d’hébergement pour femmes – Global Network of women’s shelters qui regroupe des maisons d’hébergement de tous les continents.

Anne-Marie Nolet

Anne-Marie Nolet est titulaire d’un doctorat en criminologie. Elle s’intéresse aux relations humaines et à leur influence sur différents phénomènes (ex. violence conjugale, délinquance, partenariat, etc.). À ce titre, sa thèse de doctorat portait sur l’autonomie relationnelle des femmes victimes de violence conjugale. En ce moment, elle est impliquée dans deux projets de recherche, le premier portant sur la sociabilité et la réinsertion sociale de personnes judiciarisées, l’autre portant sur la documentation de Trajetvi, un partenariat de recherche en violence conjugale. Parallèlement à ses activités professionnelles, inspirée par ses trois enfants, elle aime réfléchir aux enjeux concernant la liberté éducative.

Marie Pier

Marie Pier, bachelière diplômée de l’Université de Montréal en psychologie depuis 2010, Marie Pier est entrée au sein du Refuge pour les femmes de l’ouest de l’île en 2011. Elle a débuté comme intervenante auprès des femmes victimes de violence conjugale dans la maison d’hébergement pendant un peu plus de 2 ans et est ensuite transférée, toujours auprès des femmes, aux services externes et y a été depuis 6 ans. Dans le cadre de son mandat, elle a accompagné les femmes dans leur processus de dévictimisation et de reprise de pouvoir sur leur vie ainsi que dans la déconstruction des conséquences de la violence sur elles en tant que femme. Maintenant, en plus d’être aux services externes, Marie Pier est l’intervenante ressource pour la sensibilisation dans la communauté depuis l’an passé.

Alexandra Pierre

Alexandra Pierre est militante et travailleuse dans le milieu communautaire et les groupes de femmes depuis plus d’une dizaine d’années. Ses expériences en intervention, en recherche et comme organisatrice communautaire l’amènent à s’intéresser aux enjeux féministes ainsi qu’aux migrations et au racisme. Elle travaille notamment dans un organisme de défense des travailleuses domestiques, à la Fédération des femmes du Québec et dans un regroupement qui se préoccupe de questions de santé publique et du financement adéquat des organismes communautaires en santé et en services sociaux. Tout au long de son parcours, tenir compte des femmes vivant aux croisements des oppressions a toujours été une de ses préoccupations. Elle est détentrice d’un Baccalauréat en anthropologie (Université McGill) et d’une Maîtrise en organisation communautaire (UQAM). Elle est membre du conseil d’administration de la Ligue des droits et libertés depuis 2014.

Marie-Christine Plante

Marie-Christine Plante est adjointe à la direction à la maison d’hébergement Carrefour pour Elle depuis 2012. Elle est principalement responsable des activités de formation, de sensibilisation, de concertation et de représentation de son organisme dans la communauté. Elle est également chargée de cours à l’École de travail social de l’Université de Montréal depuis 2011. Bachelière et maître en service social, elle a également complété sa scolarité doctorale en sociologie. Ses principaux intérêts de recherche et d’intervention concernent les violences faites aux femmes, l’itinérance au féminin et les enjeux entourant la lutte à la pauvreté au Québec.

Youla Pompilus-Touré

Directrice des programmes pour la fondation Audition mondiale, Youla encadre des projets facilitant l’accès à des soins auditifs pour les jeunes de pays à faibles revenus, ainsi que celles et ceux de certaines communautés autochtones au Canada. Pour le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que CARE International, Youla s’est spécialisée en augmentation de la participation des femmes, hommes, garçons et filles fragilisé.es lors d’opérations humanitaires d’urgence. Depuis trois ans, Youla est une des 15 membres du Conseil des Montréalaises, une assemblée consultative auprès de l’administration municipale qui, à la demande du conseil municipal ou de sa propre initiative, émet des avis en ce qui a trait à l’égalité entre les femmes et les hommes et entre toutes les femmes à la Ville de Montréal. Le Conseil des Montréalaises utilise l’analyse féministe intersectionnelle des enjeux pour appréhender les réalités vécues par les Montréalaises. Youla est titulaire d’une maîtrise en résolution de conflits de l’Université de Bradford et d’un baccalauréat en commerce de l’Université McGill.

Louise Riendeau

Diplômée en criminologie à l’Université de Montréal, Louise Riendeau est coresponsable des dossiers politiques au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, où elle travaille depuis 1992. À ce titre, elle a représenté son organisme au Comité conseil du Comité interministériel de coordination en matière de violence conjugale, sexuelle et familiale. Elle a participé activement aux travaux du Comité tripartite femmes et Justice et du Groupe de travail sur les services offerts aux femmes victimes de violence conjugale et à leurs enfants piloté par le Ministère de la Santé et des Services sociaux. Elle est actuellement présidente du Carrefour Sécurité en violence conjugale dont l’objectif est de favoriser la collaboration de plusieurs partenaires communautaires et institutionnels pour améliorer la sécurité des victimes de violence conjugale. Elle est membre du Comité d’examen des décès liés à la violence conjugale, comité sous la responsabilité du Bureau du coroner. Elle est également membre du comité aviseur d’Hébergement femmes Canada.

Mélanie Sarroino

Mélanie Sarroino est détentrice d’un Baccalauréat avec double majeures en développement international et en Études de l’Amérique latine et des Caraïbes de l’université McGill et d’une maîtrise en droit international et politique internationale de l’université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a travaillé avec des groupes de femmes en République démocratique du Congo et a été conseillère experte en droits humains pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Madagascar. Au Québec, Mme Sarroino a été analyste politique chez Femmes autochtones du Québec et a travaillé à la Table de concertation de Laval en condition féminine sur les dossiers de la conciliation famille-travail et la représentation des femmes dans les instances décisionnelles. Elle travaille au Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) depuis 2014 où elle a été agente de liaison responsable des dossiers politiques. Depuis mars 2018, elle occupe le poste d’agente de liaison du volet prévention et éducation à la sexualité. Elle est responsable notamment du déploiement du programme de prévention Empreinte – Agir ensemble contre les agressions à caractère sexuel dans les écoles secondaires du Québec.

Jennie-Laure Sully

Avant de devenir organisatrice communautaire à la CLES, Jennie-Laure Sully a travaillé comme intervenante au Mouvement contre le viol et l’inceste (MCVI). Chercheuse à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), Jennie-Laure s’engage également dans divers organismes militant pour la justice migratoire, dont le Réseau d’intervention auprès des personnes ayant subi la violence organisée (RIVO).

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