Passer au contenu

/ PRAXIS Centre de développement professionnel

Je donne

Rechercher

Crédit photo : Hoop Dance, murale de Chief Lady Bird et Aura, Les Voix Insoumises/Unceded Voices 2017

Sommaire

La formation porte sur la création autochtone à Montréal et les diverses manières dont les arts, le design et la culture

matérielle autochtones marquent et animent les espaces urbains, et en quoi ces diverses formes d’expression peuvent contribuer à l’affirmation identitaire autochtone en ville.

Politiques publiques et littérature académique ont longtemps opposé milieu urbain et identité autochtone, associant

l’urbanisation du territoire ou la migration vers les villes à une perte inéluctable de repères culturels. Aujourd’hui, force est de constater que les résidents autochtones de grands centres urbains trouvent une multitude de moyens pour rester connectés à leur communauté et exprimer leur identité. La création est l’un de ces moyens.

Chaque journée aborde un espace où sont présentées ou créées des œuvres autochtones (musées, galeries, magasins, espaces publics, etc.), avec des exposés interactifs autour de concepts clés, et l’intervention de conférenciers qui viendront partager leurs expériences et expertises sur la thématique en question. Des visites de terrain guidées par des créateurs autochtones auront lieu dans divers sites à travers Montréal afin d’explorer la thématique en question grâce à des exemples concrets.

La formation a pour but de privilégier les échanges approfondis entre participants, experts et artistes invités, ainsi qu’à pouvoir réinvestir ces nouvelles connaissances dans la conceptualisation d’un projet d’exposition ou d’évènement, grâce à une approche interdisciplinaire.

Pour qui?

Professionnels en début de carrière qui travaillent dans les institutions culturelles.

Une attestation est remise après la formation

Objectifs

  • sensibiliser à la diversité des approches de création autochtone en milieu urbain ;
  • mettre en lien les connaissances théoriques et la pratique professionnelle dans les milieux de la création autochtone. 

Les plus de la formation

À la fin de cette école d’été interdisciplinaire, les participants seront en mesure de :

  • comparer différentes perspectives sur un même enjeu ou pratique ;
  • mettre en relation des concepts théoriques avec des enjeux sociaux, culturels, politiques et économiques ;
  • développer un concept d’exposition ou d’événement grâce à une approche interdisciplinaire.

Programmation

17 juin

LA VILLE

Montréal, territoire autochtone et terroir de créativité

Lors de cette première journée, nous examinerons le rapport de Montréal aux peuples et à la création autochtones. Dans cette ville ayant la réputation de « métropole culturelle » et jouissant du titre de « ville UNESCO de design », quelle place est accordée aux cultures et aux créateurs autochtones? Nous aborderons des initiatives récentes au niveau municipal et communautaire, et le potentiel de ces projets pour transformer la manière dont l’art autochtone occupe l’espace public et les esprits des montréalais.

9 h – 10 h 30 Mot de bienvenue et présentation de l’école d’été
Avec : Marie-Pierre Bousquet (département d’anthropologie, Université de Montréal, CIÉRA)

10 h 30 – 12 h Table ronde et discussion – « Montréal, territoire autochtone et terroir de créativité »
Avec : Marie-Ève Bordeleau (Commissaire aux relations avec les peuples autochtones, ville de Montréal) et André-Yanne Parent (DestiNATIONs, Conseil des Montréalaises)

 

LA RUE
Visibilité et affirmation

13 h 30 – 15 h 30 Visite terrain
Murales St Henri
Visites des murales du collectif Voix insoumises/Unceded Voices
Montréal autochtone / Native Montreal
Visite du centre et activité d’artisanat
Guide créatrice : Izzy Enright

15 h 30 – 17 h 30 : Retour sur la journée et travail de groupe
Cartographie de la création autochtone à Montréal
Début de la concept d’exposition ou d’évènement (thématiques, lieux, œuvres, activités, etc.)

18 juin

LE MUSÉE
Patrimoine et création

Les catégories de la muséologie « classique » ont tendance à mettre en opposition le patrimoine et la création. L’un est ainsi positionné comme ce qui relève du passé et ce qui doit être conservé, l’autre comme ce qui est tourné vers l’avenir et l’innovation. Nous réexaminerons cette dichotomie à la lumière de la création autochtone et de sa mise en exposition dans les institutions muséales qui s’efforcent de développer de nouvelles relations avec les communautés autochtones.

9 h – 10 h Exposé interactif de la thématique et des concepts-clé du jour

10 h – 12 h : Conférence et discussion – « Exposer les cultures autochtones au musée – défis et bonnes pratiques »
Avec : Laurent Jérôme (UQAM, CIÉRA Montréal) et Isabelle Picard (CIÉRA Montréal, chercheuse indépendante)

13 h 30 – 15 h 30 Visite terrain – Musée McCord, tour des expositions avec médiateur

Expositions :
PORTER SON IDENTITÉ. La collection des premiers peuples
HANNAH CLAUS : C’est pas pour rien qu’on s’est rencontré
SDING K’AWXANGS – Haïda : Histoires surnaturelles

15 h 30 – 17 h 30 Retour sur la journée et travail de groupe
Concept d’exposition ou d’évènement – choix de thématique

19 juin

LA GALERIE
Institutions et reconnaissance

Ces dernières années, l’art contemporain autochtone occupe une place de plus en plus importante au sein des expositions d’envergure et des manifestations internationales, qui ont souvent lieu dans les grands centres urbains. À Montréal, les galeries privées et les centres d’artistes faisant appel aux créateurs autochtones se multiplient. Quelles en sont les répercussions pour la reconnaissance et la valorisation des arts autochtones? Quels dialogues ces initiatives génèrent-elles entre artistes autochtones et allochtones?

9 h – 10 h Exposé interactif de la thématique et des concepts-clé du jour

10 h – 12 h Conférence et discussion – « Institutions et valorisation des arts autochtones »
Avec : Édith-Anne Pageot (UQAM, CIÉRA Montréal) et Jean-Philippe Uzel (UQAM, CIÉRA Montréal)

13 h 30 – 15 h 30 Visite terrain – La Guilde
Avec : Marie-Hélène Naud
Exposition : BEADING NOW!
Guides-créateurs : Sylvain Rivard et Karine Gaucher

15 h 30 – 17 h 30 Retour sur la journée et travail de groupe
Concept d’exposition ou d’évènement – Sélection du lieu et poursuite de la réflexion sur la thématique et ses enjeux

20 juin

LE JARDIN
Au-delà du béton

L’espace urbain est souvent représenté par des matérialités « froides » telles que le béton et la poussière, en contraste avec une image du territoire habité de matières premières vivantes. Cependant, les grands projets d’exploitation des ressources invitent le béton sur le territoire, et les plans d’urbanisation ne peuvent pas faire l’impasse sur l’inclusion de « verdure ». Nous examinerons les liens entre ces transformations des espaces et la création autochtone.

9 h – 10 h Exposé interactif de la thématique et des concepts-clés du jour

10 h – 12 h Visite terrain – Jardin Botanique
Guide : Sylvie Paré

LE MAGASIN
Commerce et autodétermination
(Partie 1)

Le marché de l’art autochtone soulève des enjeux importants par rapport à l’art comme moyen d’expression et l’autodétermination des Nations autochtones. Les débats sur l’appropriation et la marchandisation culturelle sont virulents, sans toujours s’appuyer sur une compréhension poussée des liens complexes entre commerce et culture.

13 h 30 – 15 h 30 Conférence et discussion – « Les enjeux culturels et économiques du design de produits autochtones »
Avec : Solen Roth (UdeM, CIÉRA Montréal) et Terry Randy Awashish (Collectif Tapiskwan)

15 h 30 – 17 h 30 Retour sur la journée et travail de groupe
Concept d’exposition ou d’évènement – Sélection des œuvres et activités

21 juin

LE MAGASIN
Commerce et autodétermination
(Partie 2)

9 h – 11 h : Visite terrain, boutiques Vieux Montréal
Le quartier du Vieux Montréal regroupe plusieurs boutiques et galeries où l’on peut acheter des œuvres d’artistes et des produits en lien avec les cultures autochtones. Nous y ferons un tour d’horizon de ce qui est proposé sur le marché, des dispositifs expographiques qui y sont utilisés et des enjeux soulevés par la marchandisation culturelle.

11 h – 12 h Exposé interactif de récapitulation

Présentations des concepts d’exposition ou d’évènement

13 h 30 – 15 h 30 Finalisation travail de groupe

15 h 30 – 17 h Présentations devant jury interdisciplinaire
Chaque équipe présentera son concept d’exposition ou d’évènement en lien avec la création autochtone en milieu urbain. Ces propositions seront commentées et évaluées par un jury interdisciplinaire. Membres du jury : Shelly Butler Palmer, Denyse Roy et Maya Mollen Cousineau

17 h – 18 h 30 Collation de fin d’école d’été

Initiative du CIÉRA, avec la Faculté des arts et des sciences et la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal

Horaire et inscription

Date

Du 17 au 21 juin 2019
De 9 h à 17 h 30

Lieu

Pavillon Lionel-Groulx, Local C-2059
3150, rue Jean-Brillant, Montréal

Tarif

Journée : 130 $ (+ taxes)
Semaine : 600 $ (+ taxes)

Prix des visites inclus. Hébergement, déplacements et repas non-inclus.

Pour s’inscrire, suivez les étapes suivantes :

Étape 1 : soumettez par courriel praxis@fas.umontreal.ca votre nom, prénom et fonction, ainsi que les raisons de votre intérêt pour cette Université d’été.

Etape 2 : si vous êtes sélectionné, un lien vous sera envoyé pour vous inscrire.

Informations

praxis@fas.umontreal.ca
514 343-6111, poste 30197

Biographie des formateurs/trices

Terry Randy Awashish

Terry Randy Awashish est Atikamekw Nehirowisiw de la communauté d’Opitciwan. Après avoir obtenu son diplôme d’études collégiales à l’Institution Kiuna, il a complété avec succès un certificat en arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal.

Il étudie actuellement dans le programme de baccalauréat en design graphique à cette même université. Terry est artiste multidisciplinaire et designer graphique indépendant. Ses œuvres ont été exposées lors de nombreux événements à Montréal, incluant une exposition photographique semi-permanente au Salon Uatik des étudiants autochtones de l’Université de Montréal.

La démarche de Terry a été fortement influencée par son arrivée à Montréal. Ayant grandi et vécu une grande partie de sa vie dans sa communauté, le territoire de ses ancêtres a toujours été son principal sujet. À la suite de son arrivée en ville, son sujet s'est transformé pour s’adapter à l’urbanité. Ses projets de création témoignent de la rencontre des territoires ancestraux et contemporains qui se côtoient au sein d'un perpétuel processus de renégociation et de recontextualisation de la langue et la culture.

Marie-Ève Bordeleau

Maitre Marie-Ève L. Bordeleau est d’origine crie, membre de la bande de Waswanipi.  Elle détient un baccalauréat en droit de l’Université Laval et a été admise au Barreau du Québec en 2007.

De 2011 à 2013, Me Marie-Ève L. Bordeleau a été responsable du dossier justice et sécurité publique chez Femmes Autochtones du Québec. En 2012, Me Bordeleau a participé au programme de formation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, pour les peuples autochtones. Dans le cadre de ce programme, elle a également participé à des sessions de formation avec d'autres agences des Nations Unies, le BIT, l'OMPI et l'UNESCO, entre autres.

Me Bordeleau s’intéresse particulièrement à la justice alternative. Jusqu’à récemment, elle pratiquait le droit à partir de son bureau situé à Kahnawake, Québec. Depuis janvier 2018, elle est Commissaire aux relations avec les Peuples autochtones pour la Ville de Montréal. Ce poste met l’accent sur les relations gouvernementales dans une approche de gouvernement à gouvernement, c’est-à-dire d’égal à égal dans les relations entre les communautés autochtones et la Ville de Montréal.

Marie-Pierre Bousquet

Ph.D. en anthropologie, est professeure titulaire au département d’anthropologie et directrice du programme en études autochtones de l’Université de Montréal. Passionnée par les cultures et les sociétés algonquiennes, elle travaille plus particulièrement avec les Anicinabek depuis deux décennies. Ses travaux ont porté sur des sujets aussi divers que les relations entre les générations, l’évolution des représentations sur les espaces de vie (forêt, communautés et espaces urbains), le paysage religieux, la désintoxication de l’alcool, les adaptations économiques, le colonialisme bureaucratique, les ontologies, les pensionnats indiens et l’écriture de l’histoire. Elle est l’auteure de nombreux articles et de l’ouvrage Les Anicinabek, du bois à l’asphalte. Le déracinement des Algonquins du Québec (Éditions du Quartz, 2016).

Shelley Ruth Butler

Dr Shelley Ruth Butler est anthropologue, enseignante-chercheuse, consultante et auteure spécialiste des musées et des sites patrimoniaux, et tout particulièrement des effets du colonialisme et des apartheids au Canada et en Afrique du Sud. Elle est la coéditrice de Curatorial Dreams: Critics Imagine Exhibitions (MQUP 2016) et auteure du livre Contested Representations: Revisiting Into the Heart of Africa (University of Toronto Press 2011). Son article le plus récent, «The Practice of Critical Heritage: Curatorial Dreaming as Methodology» a été publié dans le Journal of Canadian Studies (2018). Elle offre des ateliers «Curatorial Dreaming» aux professionnels de musée, chercheurs, étudiants, et groupes communautaires. Elle est également chargée de cours à McGill, Institute for the Study of Canada.

Maya Cousineau Mollen

Maya Cousineau Mollen, de la nation Innu est adoptée de façon traditionnelle par des parents Québécois à la décision de sa mère biologique. Publiée dans des anthologies, revues littéraires et également auteure d’une nouvelle dans le recueil Amun sous la direction de Michel Jean. Elle détient un baccalauréat multidisciplinaire (Sciences politiques et Études amérindiennes). Elle cumule 20 ans d’expérience dans le monde des Premières nations. Maintenant Conseillère en développement communautaire, Premières nations et Inuit pour le compte de la firme EVOQ Architecture, Maya y trouve son bonheur de poursuivre son travail auprès des communautés. Pour l’équipe d’EVOQ, le mot « décolonisation » n’est pas un mot effrayant, mais est un beau défi. Notre firme encourage les communautés autochtones à reconquérir leur empreinte culturelle et historique et ainsi de l’exprimer via la poésie de l’architecture.

Izzy Enright

On l’appelle I:si. Elle est un peu par-ci, un peu par-là, un peu partout. Entre le bateau et le canot, elle a su devenir une bonne nageuse. Résidant à Karonhiatsi’kowáhne, elle demeure proche des racines Kanien'keha:ka de sa mère et replonge dans l’héritage Eirennach de son père. La créativité est de famille : avec deux parents musiciens, une mère photographe, un grand-père trappeur et tanneur, une grand-mère qui perlait et fabriquait des mitaines, une sœur couturière et qui a aussi appris à broder avec des perles, il était tout naturel pour Izzy d’apprendre le perlage et de transmettre son savoir à ses nièces. À travers les années, elle a décoré les regalia de plusieurs amis et a donné des ateliers de création pour divers organismes comme Montréal Autochtone et l’Aboriginal Student Resource Centre de l’Université Concordia. Vous la croiserez peut-être dans un évènement près de chez vous, installée derrière son présentoir pour perler son prochain projet!

Karine Gaucher

Karine Gaucher détient une maîtrise en Étude des arts de l’UQAM. et travaille dans le milieu de l’art actuel depuis dix ans. En tant que directrice adjointe chez Yves Laroche Galerie d’art, elle a été la commissaire de plusieurs expositions de street art et de pop surréalisme, dont Tempest (2012) de l’artiste canadien Derek Mehaffey. Plus récemment, elle a été la commissaire des expositions Néon (2015), Challenging Identity (2016) (dans le cadre de la 3e édition de la Biennale d’art contemporain autochtone) et Hot Matter Matière incandescente (2017) à La Guilde. Son approche commissariale privilégie la notion de traditionnel et de modernité. Elle est aussi l’auteure d’articles dans le magazine Parcours, portant entre autres sur le pop surréalisme et le street art. Depuis 2017, elle est la directrice à la programmation et aux communications à La Guilde. Elle vit et travaille à Montréal.

Laurent Jérôme

Professeur d'anthropologie au Département de Sciences des religions de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Laurent Jérôme s’intéresse aux politiques de l’identité et de la culture en milieux autochtones au Québec et au Brésil, ainsi qu’aux processus de mise en valeur, de protection et de transmission des patrimoines matériels et immatériels autochtones. Directeur de la revue Recherches amérindiennes au Québec, il a notamment dirigé Vues de l’Autre, voix de l’objet : matérialiser l’immatériel dans les musées, Anthropologie et sociétés 38-3, 2014 et codirigé (avec S. Poirier) Mort et Mondes autochtones. Conceptions de la mort et rites funéraires dans les mondes autochtones, Frontières, 29-2, 2018.

Édith-Anne Pageot

Edith-Anne Pageot est professeure au Département d’histoire de l’art de l’UQAM.  Spécialiste des modernités au Québec et au Canada, elle s’intéresse à l’historiographie, aux modernismes et à leurs expressions artistiques plurielles, transculturelles et transnationales. Elle dirige actuellement le projet de recherche, La culture artistique au Collège Manitou. Agentivité et stratégies d’autodétermination, financé par les fonds, Nouvelles orientations de l’UQAM et le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH). Parallèlement, elle prépare un livre sur Maurice Gagnon (1904-1956), premier historien de l’art moderne dans le Canada francophone. Elle a publié des nombreux articles scientifiques et chapitres de livres, parmi lesquels mentionnons entre autres : « L'art autochtone à l'aune du discours critique dans les revues spécialisées en arts visuels au Canada. Les cas de Sakahàn et de Beat Nation », Muséologies, 9(1), 2018 : 81-95; « Présences, mémoires individuelles et plurielles comme dispositifs de construction dans le travail des créatrices autochtones », Espace, 118, 2018 : 8-17; « Figure de l’indiscipline. Domingo Cisneros, un parcours artistique atypique », RACAR Revue d’art canadienne/Canadian Art Review 42 (1), 2017 : 5-21. Edith-Anne Pageot est membre de l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF) et du Centre interuniversitaire d’études et de recherche autochtones (CIERA).

Sylvie Paré
André-Yanne Parent

D’origine Mi’gmaq et Acadienne, André-Yanne Parent est titulaire d’une maîtrise en anthropologie de l’Université de Montréal. Élue sur plusieurs conseils d’administrations d’organismes autochtones, elle est un des membres fondateurs de DestiNATIONS, une ambassade culturelle et artistique des Premières Nations, Inuit et Métis à Montréal. Elle a récemment été désignée et sélectionnée comme représentante du Québec par le Centre d’Excellence pour les Jeunes Leaders Autochtones et siège au sein de la Commission Canadienne de l’UNESCO. Elle a été directrice principale des opérations et de la philanthropie pour les communauté Inuites et des Premières Nations pour Fusion Jeunesse. Passionnée par la justice environnementale et dévouée à outiller les gens pour qu’ils soient des acteurs de changement dans leurs communautés, André-Yanne a rejoint l’équipe de Réalité Climatique Canada en tant que directrice générale en mars 2019.

Isabelle Picard

Depuis 20 ans, Isabelle Picard, ethno-muséologue Wendat, tente par ses différentes actions professionnelles et personnelles de mieux faire connaître les réalités et enjeux des Premiers peuples du Québec. Consultante depuis une décennie auprès d’organisations autochtones et allochtones, Isabelle essaie constamment de bâtir des ponts avec les gens qu’elle rencontre. Depuis le printemps 2016, elle est notamment conseillère spéciale auprès de l’observatrice indépendante nommée dans le dossier des femmes autochtones de Val-d’Or. Elle est aussi chargée de cours à l’UQAM et chroniqueuse à La Presse ainsi qu’à Radio-Canada.

Sylvain Rivard alias Vainvard

Québécois avec origines abénakises, à la fois artiste en arts visuels féru de cultures autochtones, expert et artisan hors-pair, auteur de plus de vingt ouvrages dont le recueil de poésie Les Poupées (Éditions Hannenorak, 2016) et co-commissaire indépendant, Sylvain Rivard se dédouble parfois en Vainvard, performeur nourri d’une longue feuille de route internationale. Il est notamment l’auteur d’une série documentaire jeunesse trilingues sur les vêtements autochtones publiés chez Hannenorak.

Solen Roth

Solen Roth (Ph.D. The University of British Columbia, 2013) est une anthropologue spécialiste du marché de l'art autochtone au Canada et des questions de protection du patrimoine et de propriété intellectuelle autochtone. Depuis janvier 2015, elle est stagiaire au post-doctorat à l’École de design de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal. Elle travaille au sein du projet « Tapiskwan », développé en partenariat avec la Nation Atikamekw, portant sur le design comme levier de transmission intergénérationnelle et d’autonomisation des jeunes. Elle est l’auteure de Incorporating Culture. How Indigenous People Are Reshaping the Northwest Coast Art Industry (UBC Press, 2018).

Denyse Roy

Denyse Roy est professeure agrégée à l’École de design de l’Université de Montréal. Elle est spécialisée dans les matériaux textiles et leurs applications, et développe des protocoles de design durable et de mesure des facteurs humains dans le vêtement. Ses champs d’expertise incluent également le design d’exposition, les équipements culturels, les processus d’innovation et l’art actuel. Elle enseigne dans le cadre du programme conjoint en muséologie de l’UQAM et de l’UdeM.

Jean-Philippe Uzel

Jean-Philippe Uzel est professeur d'histoire de l'art à l'Université du Québec à Montréal et membre du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA). Son champ d’expertise porte sur l’histoire et la théorie de l’art moderne et contemporain, et plus particulièrement sur les rapports entre art et politique. C’est sous cet angle qu’il s’intéresse depuis près d’une vingtaine d’années à l’art contemporain autochtone d’Amérique du Nord. Il a publié de nombreux textes sur des artistes contemporains autochtones (Teresa Margolles, Ron Noganosh, Brian Jungen, Kent Monkman, Nadia Myre, …) dans des revues et des ouvrages collectifs au Québec et à l’étranger. Il a été en 2012-2013 titulaire de la Chaire d'études du Québec contemporain à l'Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 avec comme programme de recherche les « Regards croisés sur l’art contemporain autochtone d’Amérique du Nord ». Il est l’auteur de l’étude Pratiques professionnelles en arts visuels issues de l’autochtonie et de la diversité à Montréal (Conseil des arts de Montréal, janvier 2018).