Passer au contenu

/ PRAXIS Centre de développement professionnel

Rechercher

Ouverture et regards multimédias sur l’international et la solidarité

Présentation

La formation vise l’acquisition de connaissances de base sur huit grands enjeux contemporains de coopération internationale, à l’aide d’une trousse pédagogique multimédia sur les enjeux contemporains de développement et de solidarité internationale.

 

 

Pour qui?

Les formations et les trousses pédagogiques sont destinées aux enseignants et aux responsables des programmes internationaux des CÉGEPS et des écoles secondaires, ainsi qu’aux responsables d’ONG et d’OBNL. Le but est d’offrir des outils pour les formateurs et les professeurs qui souhaitent enrichir leur matériel pédagogique à l’aide d’outils interactifs et de supports multimédias.

 

 

Pourquoi participer?

  • Chaque module permettra de s’informer et de se forger une vision personnelle et éclairée des enjeux traités ainsi que de la pertinence de la solidarité internationale.
  • Grâce à la trousse pédagogique, vous aurez accès aux ressources multimédias vous permettant d’offrir des formations intégrées et originales sur ces enjeux lors d’une formation précédant un séjour à l’étranger ou un stage d’initiation à la coopération internationale.

 

 

Programme

L’analyse des enjeux de développement est organisée autour de huit modules de formation suivant une méthodologie multimédia, transdisciplinaire et participative :

 

 

1

Agriculture intensive moderne et agroforesterie

Le modèle mondial de production agricole de masse entraîne de nombreuses conséquences, dont la déforestation, et la perte de la biodiversité. Ces impacts créent un cercle vicieux qui incite à réfléchir à des options durables et résilientes. L’agroforesterie est un des meilleurs exemples de modèles de production durable dans lequel s’installe une sorte de symbiose entre l’Homme et la Nature. L’exemple de l’Indonésie sera utilisé afin de démontrer ces dynamiques.

2

Changements climatiques et migration

Les changements climatiques et la montée des eaux poussent de plus en plus de personnes à la migration interne et externe. Cette fuite provoque d’immenses mouvements de populations vers les centres urbains. Ces flux alimentent un cercle vicieux d’urbanisation chaotique ayant des conséquences sur l’environnent, le tissu social et la salubrité des villes. Les estimations prévoient une augmentation des flux de migrations climatiques jusqu’à 250 millions de personnes d’ici 2050, soit près de sept fois la population du Canada. Les gouvernements peinent à trouver des solutions efficaces et évitent de prendre leur part de responsabilité. L’étude de cas du Bangladesh servira d’illustration tout au long du module.

3

Environnement et gestion des déchets dans le monde

Dans les pays du Nord, la consommation de masse ne semble pas avoir de limites. On consomme et on jette sans trop se demander où vont nos déchets. Au Sud, la croissance démographique et urbaine exponentielle multiplie la quantité de déchets à gérer, avec des répercussions dramatiques sur la santé et sur l’environnement. Une conscience environnementale aiguisée est cruciale pour comprendre l’interdépendance entre les dimensions environnementales, sociales et économiques de la gestion des déchets. Ce module présente des comparaisons entre le Québec et les pays africains, et jette un regard nuancé sur la façon d’approcher le problème.

4

Souveraineté alimentaire

Occupant près de 25 % des terres de la planète, l’agriculture fournit aujourd’hui une production sans précédent dans l’Histoire. Pourtant, près de 800 millions de personnes souffraient de la faim en 2015, dont plus des trois quarts sont des ruraux vivant justement de l’agriculture. Avec la libéralisation du marché agricole, l’alimentation s’est vu attribuer une valeur marchande au même titre que n’importe quel bien de consommation. Ce module propose de présenter le concept de souveraineté alimentaire comme une piste de solution à la libéralisation des échanges agricoles.

5

Accaparement des terres

Depuis la crise financière de 2008, les terres des pays du Sud représentent un enjeu de taille. Un engouement a provoqué un accaparement de terres massif de la part d’acteurs fortunés pour diverses raisons : recherche d’un placement financier sûr, politique de sécurité alimentaire, hausse du prix des matières premières, etc. Beaucoup luttent contre ce phénomène qui menace la souveraineté alimentaire de nombreux pays du Sud. Dans ce module, les personnes participant à la formation étudieront la question de l’accaparement des terres : quelle est son ampleur? Quels en sont les acteurs? Quelles en sont les conséquences, et surtout quelles sont les solutions?

6

Altermondialisme

L’altermondialisme est un mouvement hétérogène qui vise à construire un monde émancipé du néolibéralisme et du néocolonialisme. En un mot, l’altermondialisme représente un mouvement visant une mondialisation plus égalitaire et équitable. Le phénomène du Forum social mondial (FSM) a émergé directement de ce mouvement. Dans un esprit de démocratie directe et de participation horizontale, le FSM réunit des personnes issues de différents secteurs : groupes autochtones, syndicats, membres d’organisations non gouvernementales, mouvements environnementalistes ou féministes, etc. Le FSM se veut un espace non autoritaire de discussions autour de divers thèmes altermondialistes.

7

Urbanisation

Les trois quarts des habitants des pays de l’hémisphère nord vivent dans des villes. Si les taux d’urbanisation des pays du Sud sont moindres, ces pays abritent plus de deux milliards de citadins, sur les quelque trois milliards que compte la planète. L’urbanisation est à l’origine d’une transformation des sociétés. Le développement des villes est positif, car celles-ci représentent un espace de liberté pour ses habitants ainsi qu’une zone d’émancipation pour les minorités. Les centres urbains constituent des moteurs économiques et des lieux d’innovation. Pourtant, alors que l’urbanisation a longtemps été considérée comme un vecteur de développement, elle fait aujourd’hui l’objet de nombreuses critiques : elle favorise l’apparition de bidonvilles et ne permet pas l’assimilation des néo-urbains, lesquels se retrouvent dans des conditions d’hygiène et de vie déplorables. Certains acteurs accusent la mondialisation d’être à l’origine de la disparition d’une société rurale traditionnelle dans les pays du Sud; ils l’accusent aussi d’être à l’origine d’une « uniformisation » du monde au détriment de cultures et de modes de vie singuliers. Le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) prévoit que, d’ici 2050, plus de 70 % de la population mondiale vivra dans des agglomérations urbaines. Cette situation représente un problème grandissant à l’échelle planétaire.

8

Femmes, genres et solidarité internationale

Les femmes et les personnes non binaires sont souvent les plus fortement touchées par les inégalités sociales. Pendant longtemps, la plupart des projets de développement international visant à résoudre ce problème n’intégraient pourtant pas les premières concernées. On considérait qu’il fallait les sauver, et non pas travailler main dans la main avec elles pour faire changer les choses. À la suite de critiques de plusieurs courants féministes, une prise de conscience a graduellement émergé. Aujourd’hui, de plus en plus, les femmes et personnes non binaires jouent un rôle de premier plan dans l’élaboration et la mise en place de projets de solidarité internationale.

Pédagogie

Ces enjeux seront illustrés à travers des études de cas propres au contexte particulier de certains pays, jugés pertinents. Ainsi, les formateurs offriront une compréhension des dynamiques et des processus de changements contemporains, à travers une vision enracinée dans l'histoire et l'héritage culturel d'un pays ou d'une région. Tous les modules sont composés de :

  • un exposé conceptuel qui expliquera les principales notions et processus;
  • une présentation des données empiriques de base pertinentes et nécessaires à la compréhension des enjeux;
  • un ensemble d'outils multimédia, comprenant un ou deux documentaires (études de cas), de courtes capsules vidéo de mise en situation, et de courtes entrevues avec des spécialistes, ce qui permettra une approche pédagogique dynamique et originale;
  • un support de présentation, qui aura la forme d'un document PDF interactif, permettant d'accéder à des ressources web en un clic, et enfin;
  • une mise en situation (exercice participatif, variant suivant les thématiques). Le but de ces exercices sera de concrétiser et de tester les apprentissages et acquis.

Voici des exemples de vidéos pouvant être utilisées lors de vos formations :

 

 

Inscription

Formation sur demande / sur mesure

Profil : Professeurs et responsables de l’internationalisation du collégial et personnel d’ONG et d’OBNL

Informations

Formateurs

Les vidéos et la trousse pédagogique de cette formation sont l'œuvre d'un professeur et d'un groupe d'étudiants aux cycles supérieurs membres du Réseau d'études des dynamiques transnationales et de l'action collective (REDTAC), unité scientifique du Centre d'études et de recherches internationales (CÉRIUM). Le CÉRIUM et le Département de science politique de l'Université de Montréal, mettent aujourd'hui l'accent sur la mobilisation de connaissances et leur transfert à travers de nouveaux outils pédagogiques multimédias.

Dominique Caouette est professeur agrégé au département de Science politique et dirige le Réseau d’études sur les dynamiques transnationales et l’action collective (REDTAC) de l’Université de Montréal. Il est responsable de la revue Possibles et a récemment mis sur pied le pôle de recherche ECTASE (Études contemporaines et transdisciplinaires sur l’Asie du Sud-Est). Avant de joindre le milieu universitaire, il a travaillé pendant plus de cinq ans comme agent de programme et membre de l’équipe Asie chez Inter Pares, une organisation de justice sociale. Ses écrits portent sur les relations transnationales, les mouvements sociaux ainsi que sur les dynamiques politiques aux Philippines en Asie du Sud-Est.

Marjolaine Martel-Morin est candidate au doctorat à l’Université de Montréal. Associée au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie, elle s’intéresse particulièrement aux nouveaux enjeux liés aux changements climatiques et à la solidarité internationale. Elle a fait un stage d’étude au Vietnam et a réalisé une recherche de terrain portant sur les effets de l’extraction minière aux Philippines.

Maïka Sondarjee est candidate au doctorat à l’Université de Toronto et elle est associée au Critical Center for Development Studies. Elle enseigne les théories critiques en relations internationales et elle donne régulièrement des conférences invitées sur les études de genres. Elle a participé à des projets avec Les Sœurs de la Charité de Mère Térésa en Inde, l’ONG Socodevi en Bolivie, ainsi que Oxfam Québec au Burkina Faso.